Artículo | Andex Minerals en territotorio aymara : Resistencia en la alta puna de los Andes chilenos
Anocarire, la montagne sacrée des aymaras des hauts plateaux de l’extrême nord du Chili, se situe à 5.050 mètres au-dessus du niveau de la mer, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la frontière avec la Bolivie, dans la région d’Arica et Parinacota. Anocarire alimente deux bassins versants principaux : Le Codpa et le Camarones. La rivière Codpa se démarque pour son eau de qualité exceptionnelle, idéale pour la culture de poires, d’agrumes et d’avocats, entre autres. La rivière Camarones, quant à elle, fournit une eau plus sédimentée, favorable à la culture de produits tels que les carottes, les oignons, l’ail et le maïs. L’eau est indispensable pour les activités de subsistance des communautés aymaras. Elle occupe une place importante dans leur cosmovision. Les cycles de la nature guident et ordonnent le cours de leur vie selon une structure spatiale et temporelle complexe où l’équilibre naturel, le tinku, détermine le moment précis de chacune de leurs actions. Ainsi, le cycle vital de la Pachamama (terre-mère) détermine les deux périodes cycliques interreliées du calendrier aymara : la transhumance des activités pastorales andines (lamas, alpagas) et l’agriculture de la précordillère. L’eau, considérée comme salvatrice dans leur mythe fondateur, fait l’objet d’un culte central qui se manifeste dans divers rituels et cérémonies (Castro et Varela Guarda, 1994), dont les «Mesas de Agua. Au cours de ces cérémonies, qui incluent des offrandes, de chants, de danses et le partage de nourriture et de boissons, on invoque l’eau de couler en abondance pour que la terre produise et la végétation pousse. Mais selon la philosophie andine, ceci ne peut se produire que si la nature est respectée. (Ibid.)
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